Cher·ère·s membres de l’Académie des arts, des lettres et des sciences humaines,
C’est un honneur et un privilège pour moi d’entamer mon mandat de président de l’Académie des arts, des lettres et des sciences humaines au terme de la Célébration de l’excellence et de l’engagement ayant eu lieu à Montréal en novembre 2025.
Je tiens d’abord à remercier Sheila Embleton pour les loyaux et nobles services qu’elle a rendus en tant que ma prédécesseure immédiate à la présidence de l’Académie, mais aussi pour les prodigieux talents dont elle a fait profiter la SRC. Je suis extrêmement reconnaissant de l’exemplarité avec laquelle elle s’est acquittée de ses devoirs, et je ferai de mon mieux pour agir à la hauteur des standards élevés qu’elle a établis au fil des ans.
Je remercie également les membres de m’avoir accordé leur confiance en m’élisant à la présidence de l’Académie. Comme je l’indique plus bas, je vais mener une campagne vigoureuse pour promouvoir les arts, les lettres et les sciences humaines et assurer leur avenir au sein de nos communautés et surtout dans nos établissements postsecondaires.
À la COEE à Montréal, nous avons eu le plaisir d’accueillir vingt-six nouvelles/nouveaux membres à l’Académie et Eric Jennings a reçu la médaille Pierre Chauveau pour ses remarquables contributions aux connaissances en sciences humaines. Félicitations à chacune de ces personnes. Des membres de l’Académie ont participé au mini-colloque sur le thème « Défis et possibilités de recherche en temps de crise » : Chad Gaffield a contribué au panel sur le thème « La science en danger, le progrès humain en jeu : préserver les systèmes de connaissances dans un monde fracturé ». Isabelle Raynauld est intervenue lors de la séance portant sur « La situation de la recherche au Canada et aux États-Unis » et a montré des extraits de son film Tuning the Brain with Music. Cinq nouveaux/nouvelles membres fraîchement intronisé·e·s de la SRC ont donné des présentations sur leurs recherches à la réunion de l’Académie : Gordon Campbell, Hannah Claus, Allison Glazebrook, Jonathan Kimmelman et Jacqueline Murray. Pour moi, l’un des moments les plus importants de l’événement fut sans doute la cérémonie informelle de réseautage de l’Académie. J’espère que les trois activités précédentes seront reprises à la COEE2026.
Notons également qu’en novembre, des membres se sont rendus à Auckland, en Nouvelle-Zélande, pour assister à la réunion du Partenariat tri-académique sur l’engagement autochtone conclu avec la Société Royale de Nouvelle-Zélande (Royal Society of New Zealand Te Apārangi) et l’Académie Australienne des Sciences (Australian Academy of Science). Notre académie y a été représentée par Marie Battiste, David Garneau et Françoise Baylis, la nouvelle présidente de la SRC. Les participants y ont promu une identité à laquelle peuvent aspirer les peuples autochtones, qui requiert la communion entre les peuples et la volonté de restaurer, de célébrer, d’adapter et de réinventer leur nouvel être et le monde, et nous ont tous et toutes invités à participer à nos rencontres en y apportant joie et sagesse et en posant des questions. Tous ont été d’avis que la rencontre fut extraordinairement inspirante et productive.
La planification de la série des Dialogues de la SRC de 2026 est en cours. Ces événements se tiendront à la Maison Walter à Ottawa. Les membres recevront un appel à expressions d’intérêt pour prendre part à l’un de ces Dialogues. Je lancerai le quatrième dialogue, qui portera sur le commerce interprovincial, et j’espère une participation vigoureuse des membres de notre académie.
Permettez-moi de conclure en lançant une autre invitation à tous les membres de l’Académie. Nos disciplines sont actuellement attaquées tant au sein de la communauté universitaire qu’à l’extérieur. Sheila et moi avons publié une déclaration plus longue à ce sujet sur le site Web de la SRC. Beaucoup ne nous perçoivent pas comme utiles parce que, pense-t-on, nos programmes universitaires ne déboucheraient pas sur des professions suffisamment lucratives. Quelles que soient les faiblesses des arguments de ce type (et elles sont nombreuses), attaquer les arts, les lettres et les sciences humaines, c’est s’en prendre à la fonction et aux objectifs mêmes de l’institution universitaire, où l’étude de ces disciplines peut et doit jouer un rôle central. Les spécialistes de ces domaines jettent de la lumière sur les réalisations, les défis et, surtout, les efforts que mènent les êtres humains pour mieux saisir et façonner non seulement leurs vies, mais aussi leurs rapports entre eux et avec le monde qu’ils habitent.
J’invite chaque membre de l’Académie à se mobiliser pour partager notre message, nos réalisations et soutenir le maintien de programmes universitaires rigoureux en arts, lettres et sciences humaines dans les établissements postsecondaires canadiens et partout ailleurs. Divers événements, grands ou petits, sur les campus ou en dehors de ceux-ci, dans tous les médias et sur toutes les plateformes, peuvent aider à recueillir l’appui dont nous avons besoin pour promouvoir nos programmes universitaires. J’encourage chacune et chacun d’entre vous à en organiser, à en parler avec vos collègues et à créer des occasions de discuter de cet enjeu. Si vous entendez mener des initiatives de ce genre, veuillez m’en informer pour je puisse les documenter et les communiquer ultérieurement aux membres de l’Académie.
Je suis enfin très heureux de vous présenter Alexie Tcheuyap, le nouveau secrétaire de l’Académie. Il m’aidera (et le fait déjà) à assurer mes fonctions à l’Académie. M. Tcheuyap est professeur titulaire en études françaises et doyen de la Faculté des arts à l’Université de Waterloo. Et un tout dernier mot, sur moi : je suis professeur titulaire d’histoire de la musique à l’Université Western (University of Western Ontario).
Cordialement,
James Grier, MSRC
Président, Académie des arts, des lettres et des sciences humaines de la SRC
