Cher·ère·s membres de l’Académie des sciences de la SRC,
Voici le premier message que j’ai le plaisir de rédiger depuis que j’ai officiellement assumé mes fonctions de président de notre académie le 17 novembre 2025, immédiatement après la COEE2025 de Montréal. Cette COEE2025 fut très intéressante. J’ai appris beaucoup de nouvelles choses en assistant à plusieurs conférences et j’ai été ravi de prendre contact avec de nouvelles personnes.
Je profite de la présente occasion pour remercier le professeur Michel L. Tremblay, président sortant de l’Académie des sciences, et saluer son travail et le leadership avec lequel il a conduit la barque au cours des trois dernières années. Il m’a beaucoup aidé et m’a réservé un accueil chaleureux, veillant à ce que la transition entre la fin de son mandat et le début du mien se fasse en douceur, chose que j’ai beaucoup appréciée.
Je tiens également à remercier sincèrement pour leur service et leur engagement les directeurs de divisions actuels, que j’énumère ci-dessous, par ordre alphabétique :
- Pierre Berini (SAG - sciences appliquées et génie), Université d’Ottawa
- Jillian Buriak (SMP - sciences mathématiques et physiques), Université de l’Alberta
- Alfonso Mucci (STOA - sciences de la Terre, des océans et de l’atmosphère), Université McGill
- Marla Sokolowski (SBIO - sciences biologiques), Université de Toronto
- Rui Wang (SMED - sciences médicales), Université York
La professeure Sokolowski terminera son deuxième et dernier mandat en novembre 2026, ce qui implique que cette année, nous commencerons à rechercher des candidats qui accepteraient de lui succéder à la direction de la division des SBIO. De plus amples informations à ce sujet vous seront communiquées dans les prochains mois.
Je tiens également à remercier les membres des cinq comités de sélection des nouveaux membres de l’Académie. J’ai moi-même siégé pendant deux mandats consécutifs au sein de l’un de ces comités et je sais par expérience à quel point il peut parfois être difficile de choisir, parmi les nombreuses excellentes candidatures, les personnes qui assureront la relève.
Le processus de sélection n’est pas facile, mais nous sommes résolus à l’améliorer continuellement en nous appuyant sur les commentaires que nous recevons de ces comités de sélection.
En plus de mon poste de président de l’Académie des sciences, la SRC m’a confié deux autres responsabilités :
- Vice-président de la SRC, chargé de remplacer la présidente Françoise Baylis au besoin;
- Président du comité de gouvernance et d’éthique, un poste axé sur les responsabilités juridiques, éthiques et fonctionnelles, à l’appui de l’élaboration des politiques et des activités de l’organisation.
De plus, le président de l’Académie des sciences de la SRC est membre du conseil d’administration de la Fondation A.G. Huntsman, qui décerne chaque année le prix Huntsman pour l’excellence en sciences marines. Le siège de la Fondation Huntsman se trouve au Bedford Institute of Oceanography à Dartmouth (Halifax), en Nouvelle-Écosse.
Je suis impatient de contribuer à ce formidable programme.
Le travail du conseil d’administration de la SRC est facilité par le soutien que nous apportent les formidables membres du personnel de la Maison Walter. Darren, Linda, Russ, Nicolas, Paige, Sarah et Amelia… vous formez une équipe extraordinaire!
Au cours de mon année de travail en tant que président désigné de l’Académie des sciences (2024-2025), j’ai eu plusieurs occasions de m’impliquer et de contribuer à la SRC :
En mars 2025, j’ai assisté virtuellement aux cérémonies marquant le 50e anniversaire de la Convention sur les armes biologiques et le 100e anniversaire du Protocole de Genève. Cet événement était organisé par les National Academies of Sciences, Engineering and Medicine (Washington). De nombreux invités de marque issus du monde politique et scientifique étaient présents et je peux témoigner que la présence de la SRC a été remarquée et appréciée.
En avril et mai 2025, j’ai été invité par l’Organisation mondiale de la Santé (Nations unies) à participer à deux ateliers virtuels pour discuter, avec des scientifiques internationaux, de l’approche Une seule santé, un concept interdisciplinaire et unificateur en vertu duquel la santé humaine, la santé animale et la santé environnementale sont considérées comme interconnectées et interdépendantes, chacune ayant une influence sur les deux autres. La communauté scientifique reconnaît que les technologies émergentes contribuent de plus en plus au renforcement de la santé mondiale. Cependant, elles peuvent également représenter un risque, en particulier les technologies associées à des recherches à double usage (DUR). Une DUR est définie comme « une recherche menée à des fins pacifiques et bénéfiques, mais susceptible de produire des connaissances, des informations, des méthodes, des produits ou des technologies qui pourraient également être intentionnellement utilisés à mauvais escient pour mettre en danger la santé des êtres humains, des animaux non humains, des végétaux, de l’agriculture et de l’environnement ». Nos discussions ont porté sur les mesures qui pourraient être prises pour atténuer les risques liés à une utilisation abusive intentionnelle des nouvelles technologies dans le secteur de la santé.
En septembre 2025, j’ai participé à un autre atelier virtuel. Celui-ci était organisé par Horizons de politiques Canada et avait pour thème « Perturbations à l’horizon ». L’objectif était d’examiner les perturbations mondiales récentes (pandémie de la COVID-19, invasion de l’Ukraine par la Russie, conflit entre Israël et le Hamas, catastrophes climatiques extrêmes, flambée du coût de la vie, perturbations de la chaîne d’approvisionnement mondiale) et leurs répercussions sur la société, ainsi que d’anticiper les scénarios futurs possibles afin d’aider le gouvernement du Canada à faire face à ces incertitudes.
Je contribue également en tant que rédacteur invité à la préparation d’un rapport scientifique qui sera publié par la SRC dans les prochaines semaines ou les prochains mois. Ce rapport porte sur le développement minier durable et sa révision a récemment été achevée par des experts européens et canadiens spécialisés dans ce domaine.
Enfin, en compagnie de mes trois collègues qui président les deux autres académies et le Collège, j’ai participé à la préparation des deux mini-symposiums qui ont été tenus lors de la COEE2025 à Montréal.
Alors que j’entame ce mandat de trois ans, permettez-moi de partager à nouveau avec vous ma déclaration de vision publiée à l’occasion des élections présidentielles de la SRC en 2024 :
« Malgré les remarquables progrès réalisés ces dernières décennies dans les domaines de la science, de la technologie et de l’ingénierie, les défis ne manquent pas. En particulier, la santé, l’énergie propre et l’environnement sont trois secteurs névralgiques qui auront un impact considérable, à court et moyen terme, sur le destin de l’humanité. La communauté scientifique dans son ensemble est appelée à contribuer à garantir que nous puissions laisser aux générations futures une planète Terre en meilleur état et une meilleure qualité de vie.
Que vos recherches portent sur l’électronique/la photonique, la chimie, la physique fondamentale ou appliquée, la médecine, la biologie, les mathématiques, la géologie, l’exploration spatiale ou les nouveaux matériaux, chaque contribution susceptible d’améliorer directement ou indirectement l’un des trois secteurs névralgiques mentionnés ci-dessus, et donc notre existence, représentera une pièce de ce gigantesque puzzle.
Tous les secteurs de la communauté scientifique doivent travailler ensemble (collaboration nationale et internationale, recherche interdisciplinaire, partenariats universités-industrie) si nous souhaitons atteindre cet objectif ultime. »
Cordialement,
Robert Boily, C.Q., Ph. D., MSRC
Président, Académie des sciences de la SRC
Vice-président, Société royale du Canada
Président, comité de gouvernance et d’éthique de la SRC
