Vous êtes ici

Un mot du Président

Je voudrais tout d'abord remercier Vijaya Raghavan et Chad Gaffield pour leur leadership en tant que, respectivement, président de l'académie III et président de la SRC. Ce fut un plaisir de travailler avec eux en tant que président-élu de l'académie III pendant cette année de transition et je me réjouis à l’idée de créer de nombreuses autres interactions dans les années à venir. J'aimerais également remercier la directrice sortante de notre division des sciences de la terre, de l’océan et de l’atmosphère, Barbara Sherwood Lollar, pour son excellent et dévoué travail, et souhaiter la bienvenue à son remplaçant, Bernie Boudreau. Un grand merci également à notre secrétaire Gary Slater et à nos directeurs de division, à savoir Michel Tremblay pour les sciences de la vie, Bruce Gaulin pour les mathématiques et sciences physiques, et Claudio Canizares pour les sciences appliquées et génie. La SRC ne peut exceller que grâce aux efforts de ces dévoués bénévoles. Enfin, merci au personnel efficace et amical de la maison Walter, qui nous apporte son aide à tant d'égards.

J'aimerais également remercier les membres de la SRC pour la confiance qu'ils m'ont témoignée en m'élisant président de l'académie III. Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis un écologiste des milieux aquatiques à la Queen’s University, dont les recherches portent principalement sur les changements environnementaux à long terme concernant les lacs. J'ai occupé divers postes au sein de la SRC pendant près d'un quart de siècle.

L'un de mes objectifs en tant que président sera la réalisation de certains des objectifs en matière d'engagement figurant dans notre plan stratégique. Je crois que la SRC fait du bon travail en reconnaissant des travaux de recherche exceptionnels et en identifiant et en honorant les meilleurs praticiens du pays. Cela étant, et ce de manière de plus en plus pressante, notre académie peut et doit favoriser le transfert d'informations afin de permettre davantage au public de faire la distinction entre science légitime et récits erronés ou trompeurs. Mon principal objectif au cours des trois prochaines années en tant que président de l'académie III sera de mettre à profit les progrès réalisés par la SRC en faisant la promotion de la culture scientifique, en expliquant la valeur de la recherche (particulièrement la recherche fondamentale) et en augmentant notre capacité à favoriser un transfert crédible de l'information au Canada et dans le monde.

Comme d'autres, je m'inquiète de l'émergence d'une crise de la culture et de la communication scientifiques et, par extension, de la nécessité pour la science de contribuer à la rédaction de politiques solides et fondées sur des preuves. J'ai développé certains de ces points dans un éditorial publié l'an dernier dans le journal officiel de notre Académie, FACETS.  La science, dans le meilleur des cas, est sous-utilisée par les politiciens et le grand public. Dans le pire des cas, la science est mal interprétée, présentée de manière inexacte et mal utilisée. Je pense qu'en tant que scientifiques, nous sommes en partie responsables de cet état de fait et qu'il nous incombe donc de réagir en menant des efforts concertés afin de partager notre expertise.  

La science est attaquée de toutes parts. À l’heure actuelle, toute personne disposant d'une connexion Internet est un éditeur potentiel (et « expert »). Les filtres autrefois placés par la révision par les pairs ont disparu. Nous avions l'habitude de nommer « experts » les personnes qui s’étaient penchées sur une question pendant 30 ans. Aujourd'hui, du moins dans certains milieux, elles sont simplement considérées comme des « élites ».     

Les scientifiques doivent contrer ces attaques. Les faits et les données sont importants. Si vous n'accordez pas de valeur aux preuves, alors vous n'accordez pas de valeur à la démocratie.

Je crois fermement que les politiciens et les décideurs politiques utiliseraient davantage la science s'ils y avaient un meilleur accès (par exemple, l'étude récente publiée par Evidence for Democracy). La SRC fait des progrès, mais il y a encore du chemin.

Je crois que les membres de la SRC sont éminemment qualifiés pour fournir ces conseils, et par « conseils », je veux dire des conseils crédibles. Pour y parvenir efficacement, nous devons tenir compte de la diversité des idées et des différentes façons de penser afin de trouver des solutions novatrices aux défis qui se posent à notre monde. Oui, il est facile de ne pas s'engager, sous le prétexte confortable du « ce n'est pas mon combat ». Je crois fermement qu’au contraire, « c'est notre combat ».  Si des personnes fiables ne comblent pas ce manque d'informations, des personnes ayant des intérêts directs le feront. Je ne le vois que trop bien dans mon travail dans le domaine de l’environnement.

Je suis convaincu que de nombreux membres et membres du Collège de la SRC souhaitent s'impliquer davantage. La SRC renforce sa capacité à fournir ces conseils, mais je pense que nous pouvons faire davantage.

En outre, m'appuyant sur la dynamique créée par mes prédécesseurs, j'aimerais continuer à encourager le tissage des liens internationaux avec d'autres Académies, par exemple en relançant les échanges précédents et/ou en s'impliquant davantage dans les thématiques qu'elles valorisent (telles que les réunions du G7). Accroître l'engagement et la visibilité de la SRC au Canada et à l'étranger ne peut que servir nos objectifs communs. 

Je suis conscient de proposer des objectifs idéalistes et à long terme qui ne seront pas atteints en quelques années, mais nous pouvons accélérer le processus.

 

FACETS

FACETS est la revue officielle de l’Académie des sciences de la Société royale du Canada et publiée par Canadian Science Publishing, un organisme sans but lucratif qui fait figure de chef de file canadien en matière de mobilisation des connaissances scientifiques.
 
FACETS est une revue scientifique multidisciplinaire en libre accès qui publie et diffuse des travaux de recherche rigoureusement examinés par des pairs allant de l’éducation et des cadres stratégiques aux approches interdisciplinaires.