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  1. Un avenir résilient par rapport au changement climatique
  2. Inverser le déclin de la biodiversité
  3. Données sur les urgences sanitaires internationales

Les Académies nationales des sciences des pays du G7 lancent aujourd'hui leur programme scientifique en amont du sommet des dirigeants du G7 qui se déroulera au Royaume-Uni en juin 2021.

Les scientifiques ont exposé dans trois déclarations les problèmes mondiaux urgents auxquels, selon eux, les États du G7 devraient s'attaquer de toute urgence, à savoir créer un monde résilient par rapport au climat avec des émissions nettes zéro, s'attaquer à la perte de biodiversité et améliorer l'utilisation des données dans le cadre des pandémies.

L'année 2021 pourrait constituer un tournant historique pour le renouvellement de la coordination mondiale en matière de changement climatique, d'inversion du déclin de la biodiversité et d'urgences sanitaires mondiales. Cela étant, les actions menées dans ces domaines doivent se fonder sur une coopération et une collaboration accrues entre les nations du G7 et sur un niveau plus élevé d'ambition et d'investissement dans les technologies et les grandes idées scientifiques et économiques susceptibles d'offrir un monde plus durable et plus sain.

« Notre réponse à la pandémie a clairement démontré que les collaborations internationales concertées pouvaient aboutir à des avancées scientifiques rapides qui sauvent des vies », a déclaré le Prof. Jeremy McNeil, président de la Société royale du Canada, qui représente la communauté scientifique canadienne dans l'élaboration de ces déclarations. « Les déclarations de 2021 soulignent les défis auxquels nous sommes tous confrontés et fournissent des pistes d'action claires qui devraient être suivies par les pays du G7. »

La semaine dernière, les déclarations ont été soumises au sherpa du Canada pour le G7 et au conseiller scientifique en chef du Canada. Les déclarations sont disponibles ici.

Résumé des trois déclarations :

Un avenir résilient par rapport au changement climatique

Les technologies existantes et les solutions naturelles ne suffiront pas à décarboniser l'économie mondiale. Les Académies des sciences appellent les pays du G7 à utiliser leur puissance politique et leurs ressources pour soutenir la recherche et le développement rapide de technologies dans les domaines où nous ne faisons pas de progrès en matière d'émissions, tels que l'aviation, l'industrie manufacturière et la production alimentaire.

En amont de la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, la COP26, qui se tiendra à Glasgow dans le courant de cette année, les Académies appellent les nations du G7 à :

  1. développer des feuilles de route technologiques fondées sur des preuves pour atteindre des émissions nettes zéro.
  2. accroître les investissements dans les défis de la recherche et du développement sur la voie des émissions nettes zéro, à la fois au niveau national et en collaboration avec les pays du G7.
  3. soutenir les pays à revenu moyen et faible sur la voie d'un avenir résilient par rapport au changement climatique et aux émissions nettes zéro.
  4. élaborer des politiques incitant financièrement les options neutres en carbone.

Voir la déclaration 

Inverser le déclin de la biodiversité

Les nations du G7 doivent travailler ensemble pour relever le défi d'arrêter et de commencer à inverser la perte de biodiversité d'ici 2030. En amont du sommet des Nations Unies sur la biodiversité, la COP15, qui se tiendra en Chine dans le courant de cette année, les Académies appellent les nations du G7 à :

  1. développer et s'inspirer de nouvelles approches pour reconnaître et comptabiliser la véritable valeur de la biodiversité.
  2. s’inscrire dans les agendas du climat et de la biodiversité et les aborder de manière coordonnée.
  3. soutenir le développement d'un réseau mondial de surveillance de la biodiversité pour aider les pays à atteindre leurs objectifs en la matière.

Voir la déclaration

Données sur les urgences sanitaires internationales

Cette déclaration s'appuie sur les enseignements tirés de la Covid-19 pour appeler les pays du G7 à collaborer à la création d'une commission sur les données relatives aux urgences sanitaires. Pour commencer, la commission pourrait identifier les procédures de partage des données utilisées en réponse à la Covid-19, pour une utilisation à plus long terme dans les pays du G7 et d'autres pays. Elle devrait impliquer un dialogue public significatif afin de mettre en place des systèmes de partage de données fiables pour soutenir la santé mondiale au-delà des pays du G7, et au-delà des urgences sanitaires.

Les pays du G7 devraient également :

  1. convenir de principes et de systèmes, de technologies et d'infrastructures facilitant le partage sûr et équitable des données dans le contexte d’urgences sanitaires mondiales.
  2. investir dans les compétences en matière de données nécessaires à tous les niveaux de la société, de la connaissance de base à l'utilisation qualifiée par les professionnels de la santé et autres.

Voir la déclaration

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Pour obtenir des copies sous embargo des déclarations ou pour organiser des entretiens avec les porte-parole, veuillez contacter Erika Kujawski à l'adresse suivante ekujawski@rsc-src.ca.

Pour lire “G7 science bodies unite on priorities for environment and health”, écrit par Ivan Semeniuk, qui a été publié dans le Globe and Mail le 31 mars 2021, cliquez ici

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