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La SRC contribue à un avenir meilleur en mobilisant ses membres, dont la multidisciplinarité et le caractère multigénérationnel sont uniques, pour aborder les grands enjeux sociétaux auxquels le Canada et le monde sont confrontés.  À cette fin, le comité sur l’engagement public a créé un groupe de travail en charge de l’examen des répercussions de la surveillance, des données, de la vie privée et de l'égalité. 

Le groupe de travail a commencé à analyser la transition des notions individualistes de « protection de la vie privée » à l'arrivée du capitalisme de surveillance, qui désigne un système économique d'accumulation fondé sur la marchandisation des données personnelles. Le capitalisme de surveillance présente de nombreuses caractéristiques, notamment la mise en données (action sociale transformée en données quantifiées), le dataïsme (croyance naïve en la capacité des données à résoudre les problèmes humains), la surveillance des données (utilisation des données pour la surveillance des populations et des individus) et le profilage discriminatoire (avec des implications particulières pour les personnes issues de communautés déjà marginalisées).  

Constitué avant l’émergence de la COVID-19, la pandémie offre désormais une nouvelle perspective pour étudier la mise en application de ces concepts. 

Les membres du groupe de travail sont : Jane Bailey (Université d'Ottawa) ; Benoît Dupont (Université de Montréal) ; Anatoliy Gruzd (Ryerson University) ; et David Lyon (Queen’s University).

Au cours des prochains mois, le groupe de travail publiera une série d'articles ainsi que des occasions de vous engager auprès du public.

2020|06|17  [ FR | EN ] Publication #1 | David Lyon | La surveillance au-delà de la vie privée

2020|06|24  [ FR | EN ] Publication #2 | Benoît Dupont | COVID-19 : Les dérives possibles de surveillance des données personnelles